La treizième édition du Salon international du livre de Québec a pris fin le dimanche 17 avril à 17 h, après cinq journées d’activités marquées d’émotions, d’échanges et de découvertes.
Ce Salon a été remarquable à tous les égards. Plus de 66 000 personnes l’ont visité. Elles ont bénéficié de 181 animations sur le livre, la littérature et les grandes idées actuelles, présentées sur quatre scènes : Scène des Rendez-vous littéraires, Espace Jeunesse Desjardins, Scène Médias et Café-Rencontre BD.
Les visiteurs ont participé en grand nombre aux multiples activités qui leur étaient proposées. L’assistance aux spectacles et manifestations littéraires a été particulièrement importante. Plus de 23 629 spectateurs ont participé aux 181 activités d’animation, dont 15 400 jeunes. Ces activités ont notamment mis en valeur 217 auteurs et 35 illustrateurs ou bédéistes. Parmi les activités, on dénombre 64 rencontres d’auteurs, 20 tables rondes, dont 6 consacrées à la BD, et 46 animations pour les jeunes. La qualité des activités, leur variété et leur pertinence, alliées à la notoriété des auteurs québécois ou étrangers et à une couverture médiatique exceptionnelle, expliquent l’enthousiasme des visiteurs.
Le Salon a innové cette année en présentant en évènement pré-Salon, une conférence de l’auteur Eric-Emmanuel Schmitt au Centre des congrès de Québec. Monsieur Schmitt s’est rendu disponible tout au long du Salon. Le Salon a également créé l’Espace de la diversité, en partenariat avec l’éditeur Mémoire d’encrier, pour regrouper 14 auteurs invités d’Haïti, d’Afrique et des Caraïbes.
Les visiteurs ont eu accès à la production éditoriale de 763 maisons d’édition et ont pu rencontrer un grand nombre d’auteurs parmi les 950 inscrits au Salon. Ces derniers ont procédé à 3 019 séances de dédicaces.
Les jeunes, une clientèle cible du Salon, ont participé en très grand nombre. En effet, 23 061 d’entre eux sont entrés au Salon, dont 15 654 dans le cadre des visites préscolaires et scolaires. Le concours de dessin pour les jeunes, réalisé en collaboration avec le Musée national des beaux-arts du Québec et intitulé Espèce en voie d’apparition, a suscité l’intérêt de 1 103 participants.
Les visiteurs ont grandement apprécié les expositions qui agrémentaient ce Salon, dont La Révolution tranquille, réalisée par Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Une autre exposition s’intitulait Dans les coulisses du Dragon bleu et présentait, en mots et en images, l’adaptation graphique de la pièce de Robert Lepage. La troisième exposition, conçue par le Musée national des beaux-arts du Québec sous le titre Espèce en voie d’apparition, présentait des dessins d’enfants réalisés à l’occasion du concours du même nom.
Le Salon, avec la collaboration de Marquis Imprimeur, a souligné le partenariat avec les éditeurs en leur offrant un cocktail le vendredi soir. Cette activité a permis aux éditeurs québécois et invités de fraterniser et d’échanger. Il en a été de même pour les auteurs de la région et de l’extérieur qui ont profité du cocktail des écrivains après le dévoilement des lauréats de plusieurs prix littéraires à L’Espace Jeunesse Desjardins.
Le Salon a présenté de nouveau l’événement Québec, La Muse. Des spectacles littéraires ont ainsi eu lieu au Largo Resto-Club et au Palais Montcalm, sous la forme de textes poétiques lus au rythme des prestations de quelques musiciens. Les huit spectacles littéraires réunissaient des poètes d’Haïti, des Caraïbes, d’Afrique, de Roumanie, de Palestine et du Québec. Une pièce de théâtre, Mélovivi ou le piège, écrite et interprétée par Frankétienne, a été intégrée à la présentation. Vingt-quatre poètes ont enchanté les 275 spectateurs qui ont assisté à l’un ou l’autre des spectacles.
Les prix de création littéraire ont bénéficié encore cette année d’un partenariat fort apprécié de la Ville de Québec. Sous le titre Prix littéraires de la Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec, ces deux prix visent à souligner l’excellence et le talent exceptionnels d’auteurs d’ici. Ils positionnent en outre Québec parmi les capitales qui attribuent des prix littéraires. Ces derniers, remis avant la tenue du Salon, sont accompagnés de bourses d’une valeur de 5 000 $ pour la catégorie littérature adulte et de 5 000 $ pour la catégorie littérature jeunesse. Le Salon a enrichi cette reconnaissance en allouant une bourse de 500 $ aux finalistes.
Le niveau élevé d’achalandage s’appuie sur plusieurs facteurs, dont l’expertise et la compétence des membres de l’équipe du Salon, la variété et l’intérêt des thèmes traités lors des tables rondes, la présence du Festival de la Bande dessinée francophone de Québec, la qualité des expositions, le nombre important d’auteurs, la qualité et la variété des activités, la convivialité et l’aménagement du Salon, le nombre élevé d’éditeurs, l’importance des partenaires et des pays invités ainsi que la notoriété de la présidente d’honneur et des auteurs invités, plus les nouvelles initiatives du Salon dont la conférence d’Eric-Emmanuel Schmitt et la création de l’Espace de la diversité.
Il faut en outre souligner la campagne promotionnelle remarquable du Salon et la forte réponse des médias. Le Salon international du livre de Québec a en effet bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle à l’échelle du Québec. Plusieurs médias de Montréal se sont ajoutés à ceux de Québec et ont couvert le Salon. Soulignons également la diffusion d’un cahier couleur de grande qualité par Le Journal de Québec et par Le Devoir, la présence hautement appréciée de Radio-Canada. Les réseaux d’information RDI et LCN ont emboîté le pas, apportant ainsi une visibilité accrue au Salon.
En résumé, en tant que lieu de rencontres pour les éditeurs, les auteurs et les lecteurs, le Salon international du livre de Québec s’avère tout autant une foire commerciale qu’une manifestation culturelle festive grâce à ses animations autour du livre et de la lecture.