DEUX PRIX DE CRÉATION LITTÉRAIRE POUR LES AUTEURS DE QUÉBEC

24 mars 2015, Commentaires 0

Québec, le 24 mars 2015 – La Bibliothèque de Québec et le Salon international du livre de Québec ont remis, aujourd’hui, deux prix de création littéraire. Les lauréats de ces prix sont Natalie Jean pour Le vent dans le dos publié aux Éditions Léméac dans la catégorie littérature adulte, et Yvon Brochu pour Galoche, héros malgré lui paru chez Foulire, dans la catégorie littérature jeunesse. Les récipiendaires ont reçu chacun une bourse de 5 000 $.  (Voir le PDF des deux gagnants du concours )

gagnants_prix_litteraire_qc« En s’associant au Salon international du livre, la Bibliothèque de Québec contribue à la mise en valeur du talent des auteurs d’ici. La Ville est très fière de sa richesse culturelle et de son dynamisme », a mentionné la vice-présidente du comité exécutif responsable de la culture, du patrimoine et de l’aménagement du territoire, Mme Julie Lemieux.

En plus des bourses remises aux lauréats, un prix de participation de 500 $ est remis à chaque finaliste dans les deux catégories.

Dans la catégorie littérature adulte, les deux autres œuvres finalistes étaient :

  • Le poème est une maison de long séjour de Normand de Bellefeuille (Noroît) ;
  • Les variations Burroughs de Sylvie Nicolas (Druide).

Dans la catégorie littérature jeunesse, les deux autres œuvres finalistes étaient :

  • La patience des immortels de Dominic Bellavance (Porte-Bonheur) ;
  • Laissons-en pour les poissons ! de Claudine Paquet (Pierre Tisseyre).

Ces prix de création littéraire visent à souligner l’excellence et le talent d’auteurs de la région de Québec. Cette année, 69 œuvres ont été soumises au jury du concours par les éditeurs, dont 49 œuvres dans la catégorie littérature adulte et 20 œuvres dans la catégorie littérature jeunesse.

Plusieurs genres littéraires sont admissibles, soit le roman, la nouvelle, la poésie, le conte, le récit, la biographie, le théâtre et l’essai. Les ouvrages admissibles pour la remise des prix devaient avoir été publiés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014.

Le jury de sélection

La sélection des œuvres a été basée sur leur qualité et leur originalité, tant sur le plan de la forme que du fond. Cette année, le jury de sélection était présidé par Aurélien Boivin, professeur émérite de l’Université Laval et était composé d’Isabelle Forest, directrice artistique du Printemps des poètes, de Catherine Lachaussée, journaliste et animatrice de l’émission Radio-Canada cet après-midi à la radio de Radio-Canada 106,3, de Jean Dumont, libraire, et de Marik Trépanier, responsable du Service de l’accueil, de la circulation et des services-conseil à la bibliothèque Gabrielle-Roy.

« Les membres du jury ont arrêté leur choix sur Galoche héros malgré lui pour diverses raisons. D’abord ils ont jugé que l’auteur avait su se renouveler avec cette histoire, qui consacre le chien Galoche comme un véritable héros, par sa détermination et son courage. Ce chien savant accepte de faire du bénévolat dans un centre pour personnes âgées en perte d’autonomie, se dévouant entièrement à son nouveau métier, qui l’amène à s’oublier pour les autres, au point de risquer sa vie pour sauver celle d’un résident. Cette attitude altruiste lui vaut une belle reconnaissance auprès des autorités de la maison, mais aussi auprès de la mère de son amie Émilie, la sous-ministre Marilou, obligée de reconnaître le génie de celui qu’elle n’a pas toujours considéré comme un chien utile. Pour les membres du jury, voilà, à n’en pas douter, une belle leçon pour les jeunes lecteurs, sans que l’auteur tombe dans une morale édifiante », a expliqué Aurélien Boivin, président du jury.

Pour sa part, Isabelle Forest, membre du jury, a justifié le choix du jury en ces termes.

« Natalie Jean offre avec Le vent dans le dos un recueil de nouvelles finement tissé de lumière, celle qui filtre un quotidien que l’on a tendance à négliger parce qu’on le considère banal. Or, c’est à même cette banalité, celle que chacun vit, que l’auteure nous fait traverser la magnificence d’une humanité à la fois simple et riche. Dans chacune de ces nouvelles, on entre en reconnaissance, comme si on touchait plusieurs petites vérités, on se souvient non pas d’un temps passé mais d’un temps présent, que l’on habite ici, maintenant. On perçoit, dans ces histoires touchantes, à travers ces personnages à la structure psychologique intelligemment mise en relief, toutes ces choses qui nous échappent parce qu’on ne les voit plus, parce que l’on refuse souvent qu’elles nous atteignent dans le tourbillon incessant de nos occupations lucratives ou divertissantes. Natalie Jean nous rappelle par ses nouvelles que la véritable beauté du monde est celle que l’on franchit chaque jour dans le quotidien. Le vent dans le dos est une œuvre à la fois aérienne et solidement enracinée. Lumineuse et poignante. La vie bat ici et maintenant et c’est son pouls tantôt délicat, tantôt puissant, que l’on entend sourdre sous la plume de Natalie Jean ».

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Sources :
Stéphanie Gaudreau
Service des communications
Ville de Québec
418 641-6210
[email protected]

Johanne Mongeau
Directrice des communications
Salon international du livre de Québec
418 692-0010

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